30 mai 2006

Killer7 - Seconde psychose

Et voilà, j'ai achevé la seconde galette il y a un quart d'heures environ (11 heures 30).

De nombreuses révélations concernant les Smith, mais de nouvelles interrogations soulevées par la même occasion. Un final assez épatant qui change complètement la vision du joueur... et le perd définitivement...

Je pense qu'avec la scène finale, je ne vais pas avoir le choix... Là, les programmeurs ont poussé le vice jusqu'au bout. "Vous avez aimé la torture que le jeu vous a fait subir, dans tous les sens ? Et ben recommencez tiens, parce qu'on veut voir votre réaction si on vous demande de réitérer votre exploit."
Car bien sûr, il n'est pas possible de comprendre le jeu sans le refaire. Les révélations finales obligent le joueur à tout remettre à plat. Finalement, je n'ai pas fini le jeu. Je me suis pris un game over en pleine tronche. Il a gagné, cet assassin légendaire. Et maintenant, faut que je choisisse la conventionnelle option "Continuer" pour ne pas perdre complètement la face.

On est reparti pour une quinzaine d'heures de matraquage cérébral, de bain de sang explosif, de pérégrination linéaire qui mène les Smith comme un wagon sur un rail. Sans même parler des énigmes, qui se veulent certainement comme étant caricaturales des énigmes qu'on peut trouver dans certains jeu. Du genre, je veux ramasser un objet dans une baignoire pleine d'eau, mais un séchoir branché est dans l'eau également, comment débloquer cette situation très compliquée ? Je tire sur la prise. Waouh ! C'est pas possible d'expliquer ça autrement que par de la caricature pure et simple. Nous revoilà donc parti pour quinze heures de masochisme.

Finalement, ce jeu est aussi bien remarquable par sa réalisation que par son suicide commercial et ce crachat qu'il inflige à la gueule du joueur, tout en parvenant à scotcher ce dernier. La frustration reste donc le sentiment qui subsiste le plus après l'excitation de ma dernière heure de jeu. Frustration de n'avoir pas eu le lot de révélations tant attendu, et frustré de n'avoir compris que bien peu de choses.

Peut-être reviendrais-je dessus lorsque j'aurai refait le jeu, ce qui ne sera pas pour maintenant.

Killer7 reste donc et restera toujours un jeu qu'on ne peut ni consommer sans modération, ni rejeter. On l'aime et on le déteste, on l'admire et on l'abhorre, on le trouve gratifiant et insultant. C'est un pari réussi pour ce jeu, qui nous fait ressentir l'instabilité du sentiment, les nuances subtiles, a contrario de ses couleurs nettes et uniformes. Opposition plastique et psychologique qui sait s'extirper du jeu pour gagner le joueur, révélant tout l'aspect contagieux qu'on s'attend à trouver à juste titre dans la folie.

 

Insondable. Insaisissable. Au nom d'Harman...

Posté par Tiphereth à 13:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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