08 février 2007

Dérivation

Ce blog est complètement à l'abandon depuis un bon bout de temps. Trop longtemps, ai-je envie de dire.

Alors que je comptais profiter de mes vacances pour rédiger tout un tas d'articles passionnants, je me suis confronté à ma prolifique absence de temps.

Entre les jeux, les siestes, le jour de l'an, ça a été difficile.

Derniers jeux en date, le bienheureux old-school Wild Arms et mon coup de coeur 2006 (avec Okami) : Phoenix Wright.

Le premier a été une amère déception que je m'explique facilement, mais qui me laisse aussi à penser (et à frémir) que je suis de moins en moins apte aux jeux les plus orientés old-school, malgré mon fanatisme pour certains d'entre eux (Lunar Eternal Blue, je t'aimerais toujours). Espérons que ce ne soit que la déception Wild Arms.

Comme je le disais sur un forum, les combats sont proprement ignobles. Et là, c'est bien le joueur old-school qui parle. La 3D n'avait manifestement pas sa place ici, dans un jeu résolument tourné vers la 2D et ce charmant conservatisme du RPG cher à nos coeur. La 3D est proprement immonde, et n'a d'égale que la lenteur des combats qu'elle sert. En dehors de ça, le scénario ne décolle qu'à la fin, pratique RPG que j'abhorre. Les dernières heures tiennent leur promesse, mais le reste du jeu est pour le moins abandonné et dépouillé de tout scénario.

Quant à la progression dans les donjons, l’aspect d’équipement et de groupe séparé qui aurait pu donner lieu à des donjons tordus et bien casses-tête a été complètement sous exploité, j'avais espéré bien plus du système d'objets et de personnages. Pouvoir séparer le groupe à chaque instant, devoir utiliser les objets d'un tel pour qu'un autre puisse progresser, etc. Fi de tout cela, les programmeurs ne se sont vraiment pas foulés. C'est basique au possible.

Dernier aspect décevant, le fameux cadre western qui devait valoir à ce RPG une ambiance atypique et originale. Un petit message aux programmeurs : appeler la délurée de service Calamity Jane et mettre des chapeaux western à deux trois paysans, ça ne suffit pas à coller un jeu dans le tiroir western.

Autrement, mis à part une traduction française conforme à la qualité de l'époque (déglutissement en règle), le meilleur souvenir que je garderais de l'expérience Wild Arms est sa musique absolument magnifique.

Phoenix Wright, j'aurais le loisir de m'épancher dessus en temps et en heure, dans un véritable article. Cela fêtera l'arrivée chez nous de son cadet le mois prochain.

Les articles Tales of the Abyss et FF XII vont sans doute passer à la trappe. Comme disait l'autre, il n'y a de bonne critique que positive... (L'autre sera vertement tansé par bon nombre, j'imagine.)

Posté par Tiphereth à 12:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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